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Le workshop « THE GREAT TRANSFORMATION: MODERN INDUSTRY AND TRADE IN POSTWAR AND POST-1949 SHANGHAI » organisé conjointement par l’Institut d’Asie Orientale et le Département d’histoire de l’East China Normal University dans le cadre du programme JORRIS a réuni huit chercheurs et doctorants pour débattre des modalités et des effets de la transformation des entreprises en Chine, notamment à Shanghai, au cours de la première décennie qui a suvi le changement de régime en 1949. Les huit communications ont fait l’objet de discussions animées.  Les contributeurs projettent d’organiser une publication sur la base de leus travaux. On trouvera ci-dessous quelques vues de moments du workshop.

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La nouvelle publication de François Guillemot : Des Vietnamiennes dans la guerre civile. L’autre moitié de la guerre 1945-1975, Paris, Les Indes Savantes, 2014, 240 p.

Le livre de François Guillemot éclaire un aspect de la guerre du Viêt-Nam relativement peu souligné dans l’historiographie plus large du conflit : les expériences et les points de vue des femmes vietnamiennes durant la guerre. Son étude, divisée en deux sections, examine en premier lieu, au sein de contextes multiples, les vécus de ces femmes des deux côtés du 17e parallèle et de milieux très variés, avant de resserrer son attention dans un second temps sur l’histoire des « Jeunesses de Choc ou TNXP » pendant les guerres d’Indochine et du Viêt-Nam, et plus particulièrement sur la féminisation de ces troupes lors de cette dernière guerre.

Dans chacune de ces parties, l’auteur se penche longuement sur les blessures infligées par la guerre aux corps et aux esprits des femmes. Il consigne la violence qui fut faite aux femmes et le prix à payer sur les corps et la santé des femmes que la guerre leur a imposé. Il livre de nombreux exemples issus d’une grande variété de récits — allant des mémoires d’hommes et de femmes qui avaient été civils ou militaires pendant la guerre, aux récits de guerre, en s’appuyant aussi bien sur les reportages de presse que sur la figuration de la guerre dans des œuvres de fiction.

Nathalie Huynh Chau Nguyen

Nouvel an lunaire

affiche Nouvel An 2014
Mardi 4 février, site Descartes, célébration du nouvel an lunaire. Dans son discours d’accueil le président Jacques Samarut évoque les relations et les réalisations de l’ENS de Lyon en Chine, tandis que Christine Cornet, enseignant-chercheur à l’institut d’Asie orientale (IAO), commente l’œuvre graphique de Li Huai, Jaillissement, exposée à la galerie la Librairie. Mais c’est bien le prix Nobel de Littérature, Mo Yan, qui est au centre de cette soirée festive à l’École.

Le Théâtre Kantor est complet. Étudiants, personnels, amis de la Chine, membres de l’IAO, tous sont venus pour écouter Noël Dutrait, l’un des traducteurs de Mo Yan, parler du prix Nobel de littérature. Le professeur de littérature à l’université d’Aix-Marseille commence par s’exprimer en mandarin et souhaite une bonne année du cheval à tous les étudiants et amis chinois présents dans la salle. Il évoque ensuite la vie de cet écrivain chinois qui, de son enfance pauvre, avait surtout retenu que quand on était riche et célèbre, on pouvait manger des raviolis tous les jours et non pas deux fois par an. C’est pour ça qu’il avait décidé d’être célèbre…

Pour lui, Mo Yan est un auteur truculent et proche du peuple, dans la même veine que Rabelais ou San Antonio. Traduire ses œuvres nécessite un vrai travail d’imprégnation et une dose d’audace parfois. Le titre Beaux seins, belles fesses est l’une de ses trouvailles, avec l’aide de sa femme Liliane. Signalons que Noël Dutrait a pour particularité d’avoir traduit les deux Prix Nobel de littérature chinois : Gao Xingjian, qui l’a obtenu en 2000, et Mo Yan, en 2012. Marie Laureillard, membre de l’IAO et organisatrice de cette soirée chinoise à l’ENS de Lyon, a également traduit des œuvres de Mo Yan.

Après un buffet convivial et fort goûteux, les invités retournent en théâtre Kantor pour regarder le film Le sorgho rouge, du réalisateur Zhang Yimou, tiré du roman Le clan du sorgho de Mo Yan.

Rendez vous l’année prochaine !

@ ENS de Lyon

L’Institut d’Asie Orientale accueillera les 3-4 mars 2014 le workshop « The great transformation: modern industry and trade in postwar and post-1949 Shanghai”. Cette rencontre scientifique est organisée conjointement par FENG Xiaocai (ECNU) et Christian HENRIOT (IAO – Université de Lyon) dans le cadre du centre de recherche conjoint JORRIS établi par l’ECNU et l’ENS de Lyon. Le programme de cette manifestation sera rendu public le 16 février 2014. Elle est ouverte à tous les publics.

 

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Parution du numéro n°62 des Collections de L’Histoire, consacré à l’histoire longue du Vietnam, avec les contributions de deux chercheurs de l’IAO (Christopher Goscha, chercheur associé et François Guillemot, IR à l’IAO). Présentation intégrale du numéro sur le site du magazine : http://www.histoire.presse.fr/

Présentation de l’éditeur

Nul n’a oublié la terrible succession des guerres qui ont ravagé le Vietnam pendant plus de trente ans à partir de 1945 et la diaspora qui en découla. On connait aussi la période coloniale de l’Indochine pourvoyeuse de café et de caoutchouc, et de clichés exotiques. Mais que sait-on des cent tribus originelles, des empereurs Lê et Nguyen, de dame Triêu et des soeurs Trung, les “Jeanne d’Arc vietnamiennes” ? Que sait-on aujourd’hui de cette discrète puissance régionale, toujours communiste dans l’exercice du pouvoir mais ouverte à l’économie de marché ? Les meilleurs spécialistes racontent l’histoire longue du Vietnam.

Par Pierre Asselin, Pierre Brocheux, Christophe Goscha, Pierre Grosser, Annick Guénel, François Guillemot, Andrew Hardy, Michel Hoàng, Pierre Journoud, Anne-Marie Moulin, Philippe Papin, Emmanuel Poisson, Dominique Rolland, Hugues Tertrais, Benoît de Tréglodé.

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Le 12 décembre 2013 à 14h, Isabelle Tracol-Huynh soutiendra sa thèse de doctorat intitulée : Entre ordre colonial et santé publique, la prostitution au Tonkin de 1885 à 1954. Cette thèse a été préparée sous la direction de Monsieur Christian Henriot dans le cadre de l’Institut d’Asie Orientale. La soutenance aura lieu en Salle de réunion de l’Institut d’Asie Orientale (Salle R.66), ENS de Lyon.

Devant un jury composé de :

Sylvie CHAPERON – professeure à l’Université Toulouse 2 le Mirail
Christopher GOSCHA – professeur à l’Université du Québec à Montréal
Christian HENRIOT – professeur à l’Université Lumière Lyon 2
Dominique KALIFA – professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Philippe PAPIN – professeur à l’École Pratique des Hautes Études

Résumé :

L’étude de la prostitution au Tonkin pendant la colonisation française est celle d’un monde en mutation. Le développement de la prostitution est à relier directement avec les changements socio-économiques que connaît le Tonkin. La mobilité croissante des populations à l’époque coloniale a pour conséquence une urbanisation importante accompagnée d’une transformation radicale de la société urbaine. Ces changements favorisent une expansion à la fois quantitative et qualitative de la prostitution car de nouvelles formes apparaissent (chanteuses, danseuses, etc.).

Fenêtre ouverte sur un monde urbain en transformation, le monde prostitutionnel permet également de rendre compte de la complexité de la société coloniale dont il est le microcosme puisqu’il en reprend la hiérarchie raciale, les rapports de domination, de tension et de sympathie réciproque. Ce microcosme est placé sous le signe de la rencontre des genres et, surtout, des races, ce qui, en situation coloniale, ne va pas sans poser problème. La gestion de la prostitution par les autorités s’insère directement dans la politique de maintien de l’ordre mise en place par l’État colonial, puisqu’elle s’efforce de recréer au sein du monde prostitutionnel la hiérarchie, à la fois genrée et raciale, régissant l’ensemble de la société coloniale.

Le second volet de l’administration de la prostitution est sanitaire car c’est au nom de la santé publique que la prostitution est réglementée. Le but est de lutter contre les maladies vénériennes, péril pour l’individu et la nation. L’histoire de la prostitution au Tonkin est celle d’une tension entre une administration tentant de contrôler un monde prostitutionnel mouvant et multiforme et les acteurs du monde prostitutionnel qui mettent en place des stratégies de contournement et d’évitement.

Ce travail entend analyser à la fois le système mis en place par les autorités et la réalité du monde prostitutionnel en s’intéressant à ses acteurs et à ses lieux.

Mots-clés : Vietnam ; Tonkin ; colonisation ; prostitution ; santé publique ; péril vénérien ; police ; culture urbaine ; problème public ; rôle de la presse

Mardi 26 novembre 2013 à 17h, salle F106, Site Descartes, ENS de Lyon. Projection du film The Crying Woman (哭泣的女人), réalisé par Liu Binjian (刘冰鉴) en 2002. Suivi d’un débat animé par Paul G. Pickowicz, Professor of History and Chinese Studies, University of California. film_crywomanEntrée libre.
[Plus infos sur le film]